Le Dr Hawkshaw, du Centre de dermatologie de l’université de Manchester, a mené des recherches sur un médicament appelé cyclosporine A. Il savait que ce médicament, initialement conçu comme immunosuppresseur pour les patients ayant subi une greffe, provoquait une repousse (indésirable) importante des cheveux. Il a donc émis l’hypothèse que s’il parvenait à comprendre le mécanisme en jeu, il pourrait mettre au point un médicament pour traiter la chute des cheveux.
Le Dr Hawkshaw a découvert que le CsA réduisait la quantité d'une protéine appelée SFRP1 dans le cuir chevelu. Cette protéine, la SFRP1, perturbait le fonctionnement des follicules pileux. En limitant la présence de SFRP1, l'activité normale des follicules pileux a été rétablie.
Le Dr Hawkshaw s'est alors mis en quête d'un autre médicament susceptible d'avoir le même effet sur le SFRP1, et il a découvert le WAY-316606, un médicament initialement développé pour traiter l'ostéoporose. À l'aide de follicules pileux humains, le Dr Hawkshaw a constaté que le WAY-316606 favorisait la production de la tige capillaire et l'expression de la kératine dans celle-ci.
En d’autres termes, les follicules pileux ont produit des cheveux. Cette étude revêt une grande importance, car elle a été menée sur des follicules pileux humains. Très souvent, ce type de recherche est d’abord mené sur d’autres petits mammifères. Ce n’est pas le cas ici. Nous savons que cela fonctionne chez l’être humain. L’échantillon était restreint (40 personnes) ; cette étude doit donc être menée sur un échantillon beaucoup plus large, mais il s’agit là d’une nouvelle perspective très prometteuse.
La chute de cheveux pour les débutants : quelle quantité de cheveux perdus est normale ?
FAQ Capillus : Quand vais-je constater des résultats ?